vendredi 10 octobre 2008

Ces détails qui nous définissent ...


Ne plus partager les détails de l'intimité de l'être aimé ou même plus largement de son quotidien révèle deux choses. Du point de vue de celui qui parle en l'occurrence moins voire économise ses révélations c'est une forme de retrait , sur lui-même certes mais peut être aussi un choix un peu radical pour laisser "souffler" l'autre . Cependant si il ne cherche pas à en savoir plus sur ces petits détails de notre vie,est-ce juste du désintérêt ou le début de la fin ?


De manière plus générale, on peut se demander s'il n'est pas nécessaire d'être indifférent au malheur des autres pour être heureux ? S'il est vrai que le spectacle de la famine offerte par le journal télévisé n'empêche personne de continuer son repas , renversons la question : peut-on être vraiment heureux en étant indifférent au malheur des autres ?



Alors ? L'indifférence : qualité ou défaut ?Quand on sait qu'il y a plusieurs façons d'être indifférent.


Ne pas faire de différence entre les êtres est l'apanage aussi de celui qui refuse toute implication émotionnelle, qui se détachant "généreusement" peut aimer chacun pour ce qu'il est d'un amour inconditionnel : tel est le sage. Il y aurait donc deux manières de l'indifférence, radicalement contraires ; entre ses formes de "l'abandon" et du "détachement", n'y a-t-il pas toutes les figures de l'échange dans l'interdépendance ?

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